秋 节 Zhong qiu jie ; la fête de la mi-automne En Chine, l’automne est souvent la plus agréable des saisons : il ne fait ni trop chaud ni trop froid et les pluies sont rares. Le 15eme jour du 8eme mois, les familles se rassemblent le soir, en mangeant des fruits et des gâteaux. On admire le clair de lune : c’est à ce moment-là (ou le lendemain) que la pleine lune est la plus grosse de l’année. Pour cette raison, on appelle parfois la fête de la mi-automne fête de la lune. Mais, en Chine, son autre nom est 团 圆 节 tuan yuan jie que l’on peut traduire par « Fête de la réunion » ou Fête du cercle familial. La fête célèbre en effet l’amour et l’amitié lors de longues promenades nocturnes. C’est aussi le soir par excellence des rendez-vous romantiques. Photo Amitiés Provence Chine La fête est aussi une ancienne fête lunaire qui était célébrée par des femmes. Il en reste l’hommage rendu à la déesse Chang’e ( 嫦 娥 ) et à s...
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Meng Jiangnü ou la pleureuse 孟 姜 女 Avec le Serpent blanc, les Amants papillons ( Liang Shanbo et Zhu Yingtai) et le Bouvier et la tisserande, Meng Jiangnü est l’une des quatre légendes chinoises les plus populaires. A l’époque de l’empereur Qin (III) siècle avt JC), une très belle jeune fille, Meng Jiangnü (孟 姜 女) tomba amoureuse d’un beau jeune homme, Fan Xiliang (放 西 凉). Les parents ayant donné leur accord, les deux jeunes gens s’apprêtaient à se marier. Hélas, le jour même des noces, Fang Xiliang fut réquisitionné sur ordre de l’empereur pour aller construire la Grande Muraille. Emmené de force, Fang Xiliang eut à peine le temps de dire adieu à sa jeune épousée. Le temps passa. Chaque jour, Meng Jiangnü pensait à son mari. Lorsque le temps devint plus froid, elle se mit à coudre un chaud vêtement d’hiver. Celui-ci terminé, elle décida de partir à la recherche de son mari. Plus de mille li séparaient le village de Meng Jiangnü du chantier de la Grande Muraille. Meng Jiangnü d...
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Les contes de renard Le renard occupe une place à part dans les légendes chinoises. C’est un esprit très affûté, un savant généralement bienveillant qui peut se transformer en être humain. Souvent, il prend la forme d’une très belle jeune fille qui séduit les lettrés et cherche à vivre avec eux . Le recueil du « Liao Zhai » réalisé au XVII° siècle par l’écrivain Pu Song Li rassemble la plupart de ces contes. En voici un. Qing Feng ( 清 风 Phenix vert) , femme-renarde En ce temps-là, à Taiyuan ( 太 原 capitale du Shanxi 山西 ) vivait la famille Geng ( 耿 ) , de riches marchands qui possédaient une très belle et très grande demeure. Mais ils perdirent leur fortune et bientôt la maison se dégrada. La famille y laissa un gardien et déménagea. Une fois vides, les pièces devinrent le théâtre de phénomènes étranges : on voyait des portes se fermer et se refermer de leur propre mouvement, des lampes s’allumaient pu...
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> La légende du serpent blanc ( 白 蛇 传 ) La légende du Serpent blanc est sans doute l’un des plus fameux contes chinois. Elle a inspiré de très nombreux opéras et est souvent évoquée lors de la Fête du double Cinq (duan wu jie 端 午 节), le 3 juin pour cette année (voir article précédent) . Il existe de nombreuses variantes du conte mais l’histoire commence toujours à Hangzhou, au Lac de l’Ouest. L’un des Huit Immortels du panthéon taoïste, Lü Dongbin ( 吕 洞 宾) vient vendre des « yuan xiao » ( 元 宵). Ce sont des boulettes de riz gluant farcies au sésame, au haricot rouge ou à la farce salée. On les connaît en Occident sous le nom japonais de mochi. Un pauvre pharmacien du nom de Xu Xian (许 仙) achète à l’Immortel quelques yuan xiao mais revient trois jours plus tard, bien malade. Lü Dongbin rit, le bouscule et le fait vomir. Les boulettes tombent au fond du lac où un serpent blanc et une tortue se les disputent. Le serpent gagne, mange les boulettes et acquiert de grands pouvo...
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LA « RELIGION » DES CHINOIS LES BASES : -3- LA « BIBLE » DES CHINOIS, LE YI JING La culture de la Chine classique, celle des mandarins, s’appuyait sur la connaissance approfondie d’une série d’ouvrages appelés « Classiques » (jing 经 ) qui figuraient au programme du concours du mandarinat. L’un des plus importants, sinon le plus important est le Yijing ( 易 经 ), le Classique du changement que l’on dénomme aussi parfois en Occident le Livre des mutations. Cet ouvrage qui occupe une place essentielle dans le monde chinois est paradoxal : d’un côté, il appartient à la tradition des lettrés, de l’autre, dans la tradition pop ulaire, il est connu comme un manuel de divination. Son aspect est tout aussi déconcertant. 1 – La forme du Yijing Le Yi Jing est un petit livre, très court mais ce n’est pas un livre ordinaire. « Lire » le Yijing c’est se confronter à un ensemble formé d’un discour...