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Hangzhou – Le lac de l’Ouest  photo AFCPS   La légende du serpent blanc (   白   蛇   传  )     La légende du Serpent blanc est sans doute l’un des plus fameux contes chinois. Elle a inspiré de très nombreux opéras et est souvent évoquée lors de la Fête du double Cinq (duan wu jie  端 午 节 ), le 3 juin pour cette année ( voir article précédent ) . Il existe de nombreuses variantes du conte mais l’histoire commence toujours à Hangzhou, au Lac de l’Ouest. L’un des Huit Immortels du panthéon taoïste, Lü Dongbin ( 吕 洞 宾 ) vient vendre des «  yuan xiao  » ( 元 宵 ). Ce sont des boulettes de riz gluant farcies au sésame, au haricot rouge ou à la farce salée. On les connaît en Occident sous le nom japonais de mochi. Un pauvre pharmacien du nom de Xu Xian ( 许   仙 )  achète à l’Immortel quelques yuan xiao mais revient trois jours plus tard, bien malade. Lü Dongbin rit, le bouscule et le fait vomir. Les boulettes tombent au fond du lac où un serpent blanc et une tortue se les disputent. Le ser
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  Wikimedia       LA FETE DES BATEAUX DRAGONS ou DUAN WU JIE ( 端 午 节 )                                                                                                                                                                                              Vendredi 3 juin, on fêtera en Chine le « Double Cinq » (duan wu) plus connu en Occident sous le nom de Fête des bateaux dragons. « Double Cinq » signifie que la fête a lieu le cinquième jour du cinquième mois lunaire (voir la rubrique «  2022 année du Tigre d’eau : Les jours et les mois » ). C’est une fête populaire très intéressante car elle associe deux traditions très différentes. La première est sans doute très ancienne ; certains sinologues (J. Pimpaneau) pensent qu’il s’agit d’une ancienne fête de l’eau, tenue au moment des premières chaleurs. Partout en Chine, il en a longtemps subsisté des rituels destinés à lutter contre le risque de maladies : on suspendait dans la maison des tiges d’armoise et on buvait
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  LA « RELIGION » DES CHINOIS  LES BASES :   -3- LA « BIBLE » DES CHINOIS, LE YI JING   La culture de la Chine classique, celle des mandarins, s’appuyait sur la connaissance approfondie d’une série d’ouvrages appelés « Classiques » (jing 经   ) qui figuraient au programme du concours du mandarinat. L’un des plus importants, sinon le plus important est le Yijing ( 易 经 ), le Classique du changement que l’on dénomme aussi parfois en Occident le Livre des mutations. Cet ouvrage qui occupe une place essentielle dans le monde chinois est paradoxal : d’un côté, il appartient à la tradition des lettrés, de l’autre, dans la tradition pop ulaire, il est connu comme un manuel de divination. Son aspect est tout aussi déconcertant.   1 – La forme du Yijing   Le Yi Jing est un petit livre, très court mais ce n’est pas un livre ordinaire. « Lire » le Yijing c’est se confronter à un ensemble formé d’un discours et de graphismes, « les hexagrammes ».  Qu’est-ce qu’un « hexagramme » ? C’est un
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  清 明 节 QING MING JIE, LA FETE DES MORTS   Qing Ming, c’est la Toussaint chinoise. On traduit généralement le terme par « Pure Lumière ». La fête a lieu 15 jours après l’équinoxe de printemps, soit cette année, le 5 avril.   C’est la seule des quatre grandes fêtes traditionnelles à se fonder sur le calendrier solaire (voir notre article). Depuis 2008, la journée est fériée en Chine continentale. 1 – Le rituel On appelle souvent Qing Ming la fête du nettoyage des tombes. Autrefois, on enterrait les morts loin du village, dans un endroit soigneusement choisi selon les règles du feng shui ( 风 水 )   de façon à ce que le mort bénéficie d’un environnement favorable. On trouve encore dans les campagnes ces anciennes tombes isolées. Une fois par an, les proches faisaient l’excursion jusqu’à la tombe, désherbaient, honoraient le mort par des offrandes et le tenait au courant des affaires de la famille en pique niquant en sa compagnie. Zhaji Anhui Photo AFCPS   Dans les villages chino